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Casablanca vaut-elle le détour ? Guide honnête pour 1 à 2 jours

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Casablanca divise les opinions comme peu de villes au Maroc. Ceux qui arrivent en s’attendant à la médina labyrinthique de Marrakech ou aux ruelles bleues de Chefchaouen repartent frustrés ; ceux qui arrivent en s’attendant à une capitale économique d’Afrique du Nord avec l’une des plus grandes mosquées du monde, de l’art déco français et un front de mer atlantique avec des bars ouverts tard repartent enchantés. Ce guide répond à la question qui bloque la plupart des voyages : que faire à Casablanca et, avant cela, si cela vaut vraiment la peine de s’y arrêter.

Casablanca vaut le détour pour 1 à 2 jours, principalement pour découvrir la Mosquée Hassan II — l’une des rares du pays ouvertes aux non-musulmans — et comme point d’arrivée ou de départ au Maroc. Au-delà, cela devient une base confortable, pas une destination de contemplation. Si vous avez peu de temps au Maroc et devez choisir entre Casablanca et une autre ville, choisissez l’autre ville : Casablanca est une escale intelligente, pas une destination finale.

Comment arriver à Casablanca

Casablanca est la principale porte d’entrée aérienne du Maroc : l’aéroport international Mohammed V (CMN) se trouve à 30 km au sud du centre-ville et reçoit des vols directs depuis plusieurs capitales européennes — Lisbonne, Madrid, Paris, Francfort — ainsi que des correspondances depuis le Brésil, généralement via Lisbonne avec TAP ou en direct avec Royal Air Maroc, selon la saison. Les Brésiliens n’ont pas besoin de visa pour le Maroc pour un voyage touristique de moins de 90 jours ; un passeport valide 6 mois et une preuve d’hébergement suffisent.

La Mosquée Hassan II vue depuis l'esplanade, avec son minaret haut contre le ciel bleu de Casablanca.
La Hassan II est l’une des rares mosquées du Maroc ouvertes aux non-musulmans. | Photo : Gabriel Garcia / Pexels

De Mohammed V au centre, le moyen le plus économique et le plus rapide est le train al-Bidaoui : il part de l’intérieur même de l’aéroport, circule toutes les 30 minutes, met 40 à 50 minutes pour rejoindre la gare de Casablanca-Voyageurs (la gare centrale) et coûte environ 43 MAD (juil. 2026). Si votre hôtel est près de Casa Port, prenez le train jusqu’à Casa-Voyageurs puis changez pour un autre train local — c’est toujours beaucoup moins cher qu’un taxi. En taxi (grand taxi beige), le prix se situe entre 250 et 400 MAD, selon l’heure et la négociation ; convenez du prix à l’avance ou commandez via Uber/Bolt, qui fonctionnent bien dans la ville.

Dans la ville, le tramway traverse le centre pour seulement 6 MAD le billet et relie des quartiers importants comme Sidi Belyout, Habous et Ain Diab. Les petits taxis rouges circulent en masse, avec compteur ; pour les courts trajets, acceptez de partager la voiture avec un autre passager — c’est la règle locale, pas une intrusion. Uber et Bolt fonctionnent bien et coûtent moins cher que le taxi sur la plupart des trajets.

Arriver par voie terrestre vaut aussi le coup : depuis l’Espagne, le ferry Tarifa–Tanger puis le train Al Boraq (le TGV marocain) jusqu’à Casa-Voyageurs en 2h10 est une option élégante pour ceux qui veulent enchaîner un voyage européen avec le Maroc.

Meilleure période et durée de séjour

Casablanca est sur la côte atlantique, ce qui adoucit le climat par rapport à l’intérieur : l’été ne dépasse guère 28 °C, l’hiver ne descend pas sous 8 °C. La fenêtre la plus confortable s’étend d’avril à juin et de septembre à octobre, avec des températures de 20 à 25 °C, peu de pluie et une mer agréable pour la Corniche. En juillet et août, les températures montent à 27–30 °C et le front de mer est bondé — c’est la haute saison locale. De novembre à mars, il y a des pluies occasionnelles et du vent fort, mais on peut encore marcher et visiter les mosquées sans souffrir.

Skyline urbain de Casablanca avec des immeubles modernes et la Mosquée Hassan II en arrière-plan.
Casablanca, c’est le Maroc moderne : affaires, gratte-ciel et train à grande vitesse. | Photo : Aymane Hanni / Pexels

Soyez attentif au Ramadan : en 2026, il commence vers le 18 février. À Casablanca, ville plus cosmopolite, de nombreux restaurants touristiques restent ouverts pendant la journée, mais les cafés locaux ferment ; la fin d’après-midi et la nuit deviennent une fête avec l’iftar. Manger, boire ou fumer en public avant le coucher du soleil reste impoli.

Concernant la durée : 1 journée complète couvre l’essentiel (Mosquée Hassan II, un déjeuner au port, un tour rapide de l’ancienne médina et du Habous). 2 jours permettent d’inclure la Corniche à Ain Diab et un bon dîner à Guéliz. Au-delà, cela ne vaut le coup que si vous utilisez Casablanca comme base pour des excursions d’une journée à Rabat, El Jadida ou Marrakech en train. Pour un itinéraire uniquement en ville, trois nuits commencent à faire long.

Que voir : Hassan II, Habous et art déco

La Mosquée Hassan II est la raison numéro un de s’arrêter à Casablanca. Achevée en 1993 sur une terrasse avançant sur l’Atlantique, elle possède le deuxième plus haut minaret du monde (210 mètres), peut accueillir 25 000 fidèles à l’intérieur et 80 000 de plus sur l’esplanade, et est candidate au patrimoine mondial de l’UNESCO. Contrairement à la plupart des mosquées marocaines, elle ouvre aux non-musulmans lors de visites guidées d’environ 1 heure plusieurs fois par jour (en français, anglais, espagnol et parfois italien) ; le billet coûte environ 140 MAD (juil. 2026) pour un adulte, avec un tarif réduit pour les étudiants.

Arc de style mauresque avec des carreaux de zellige et un portail sculpté dans un quartier traditionnel de Casablanca.
Le quartier Habous est la « nouvelle médina » art déco planifiée par les Français dans les années 1920. | Photo : Anastasia Golovina / Pexels

Arrivez 30 minutes avant l’heure de la visite : la file pour acheter le billet est séparée de la file d’entrée, et vous devez avoir les épaules et les genoux couverts (les femmes peuvent recevoir un voile en prêt, mais pas toujours). On se déchausse avant d’entrer — apportez des chaussettes. Les photos à l’intérieur sont autorisées, sans flash. La visite comprend la salle principale, la salle d’ablutions (l’une des plus belles salles du complexe, en sous-sol) et le hammam. Cela vaut l’heure et le prix, même pour les non-croyants.

Après la mosquée, la deuxième destination est le quartier Habous, la « nouvelle médina » conçue par les Français dans les années 1920 dans un style néo-mauresque. C’est une médina planifiée — rues droites, carreaux de zellige, arcs sculptés —, beaucoup plus calme que celle de Marrakech, avec de bonnes boutiques d’artisanat à prix fixe. On y trouve le Mahkama du Pacha (ancien palais de justice, avec des salles à couper le souffle grâce aux zelliges), la Mosquée Mohammed V et la Librairie Livre-service, idéale pour acheter de vieilles cartes et des affiches de cinéma noir.

L’art déco de Casablanca mérite au moins deux heures de marche dans le centre : suivez la Place Mohammed V et la Place des Nations Unies, passez devant l’ancien tribunal, le Palais Consulaire, la Poste Centrale et des bâtiments comme le cinéma Rialto et l’Hôtel Lincoln. Une visite guidée à pied en portugais ou en espagnol résout le puzzle architectural et replace l’histoire franco-marocaine de la ville en deux courtes heures :

réserver la visite guidée de Casablanca en espagnol est généralement le moyen le plus efficace de couvrir Hassan II, l’art déco et Habous lors de la même excursion, sans se perdre en essayant de tout relier par soi-même.

Que combiner : Rabat, Marrakech et le littoral

Casablanca ne prend tout son sens que lorsqu’elle est combinée avec d’autres villes. Voici les trois excursions les plus faciles au départ de la gare Casa-Voyageurs :

Rabat, la capitale administrative du pays, est à 1h de train (60 MAD) et vaut bien une journée entière. On y trouve la Kasbah des Oudayas surplombant le Bou Regreg, la Tour Hassan, le Mausolée de Mohammed V et une médina bien plus petite et tranquille que celle de Marrakech. On peut quitter Casablanca après le café, déjeuner du poisson à Salé et rentrer avant 20h. C’est la meilleure option pour ceux qui passent 2 nuits à Casablanca. Une excursion d’une journée à Rabat au départ de Casablanca comprend le transport et un guide, pratique pour ceux qui préfèrent ne pas organiser la journée eux-mêmes.

Marrakech est à 2h20 en train à grande vitesse Al Boraq (environ 200 MAD en seconde classe ; 300 en première). C’est la combinaison logique pour ceux qui arrivent au Maroc : atterrissez à Casa, visitez la mosquée, dormez une nuit, prenez l’Al Boraq le lendemain et concentrez votre voyage sur la ville rouge. Pour l’itinéraire complet là-bas, lisez le guide dédié Marrakech sans tomber dans les pièges, avec médina, souks et riads.

La Corniche de Casablanca au coucher du soleil sur l'océan Atlantique.
Ain Diab et la Corniche sont le côté plage de la ville, avec bars, clubs et vue sur l’Atlantique. | Photo : Chahboun AYOUB / Pexels

El Jadida, à 1h30 au sud en train, est une ancienne forteresse portugaise (Mazagan) avec des remparts encore debout, une citerne cinématographique et une plage. Le centre historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est vide en semaine et plein de Marocains le week-end. Pour ceux qui aiment les ports, les anciennes colonies portugaises et l’histoire atlantique, cela vaut plus le coup que Rabat.

Une autre sortie, vers l’ouest, est le front de mer de Casablanca lui-même : le quartier Ain Diab concentre la Corniche, les meilleurs clubs de plage (Tahiti, Miami Beach) et des restaurants de fruits de mer face à l’Atlantique. C’est parfait pour le deuxième coucher de soleil du voyage et pour dissiper la fatigue de la journée.

Où manger à Casablanca

Casablanca a la table la plus internationale du Maroc : du poisson atlantique directement du port, des bistrots français qui ont survécu au protectorat, une cuisine marocaine raffinée et de nouvelles chaînes sur la Corniche. Le Marché Central, au centre-ville, est le classique pour un déjeuner pas cher de poisson grillé : on choisit le poisson à l’étal de devant et on paie l’étal du fond pour le griller. Sardine, bar, crevettes, tout avec du pain et une salade.

Pour un vrai dîner, trois noms bien établis : La Sqala, dans une ancienne forteresse portugaise avec une cour jardinée, cuisine marocaine traditionnelle ; Le Cabestan, sur la Corniche, cuisine méditerranéenne, ambiance club avec vue ; et Iloli, un japonais d’excellence atypique dans une ville arabe. Prix entre 250 et 500 MAD par personne (juil. 2026).

Le Rick’s Café, réplique du café du film « Casablanca » (de 1942, le film n’y a pas été tourné, mais peu importe), est un piège à touristes : nourriture correcte, prix triplés, musique live sympathique. Allez-y si vous êtes cinéphile par devoir, avec méfiance ; pour une vraie vie nocturne, préférez Ain Diab. Et évitez de manger aux étals du front de mer en plein été, quand la rotation est faible et que la chaleur ne pardonne pas.

Où dormir : Centre, Corniche ou Ain Diab

Le choix du quartier à Casablanca est plus pratique que sensoriel : il n’y a pas de « médina où dormir » comme à Marrakech. Trois options qui fonctionnent généralement :

Centre (Sidi Belyout / Gauthier) — près des gares Casa-Voyageurs et Casa Port, de l’art déco et de la vieille médina ; idéal pour ceux qui arrivent ou partent en train, ou pour ceux qui n’ont qu’une nuit. Des chaînes comme Novotel, Ibis Styles et Movenpick s’y concentrent, avec un tarif pour un couple entre 350 et 700 R$ (juil. 2026).

Corniche / Ain Diab — à 15 minutes en taxi du centre, idéal pour 2 nuits avec une journée dédiée à la plage et au restaurant face à la mer. Riad Rmila, Four Seasons Casablanca et Hyatt Regency sont les options connues ; les tarifs montent de 800 à 2 500 R$. Si le voyage est une escale relaxante entre deux vols, on dort beaucoup mieux ici.

Habous — pour ceux qui veulent le riad traditionnel. L’offre est petite, mais elle existe : des maisons avec patio, peu de chambres, petit-déjeuner servi dans l’enceinte. C’est un peu en dehors de l’axe touristique central, ce qui nécessite un taxi pour aller et venir du centre, mais garantit un silence rare dans une grande ville. Réservez à l’avance, le stock s’épuise.

Conseils pratiques pour ne pas se tromper

La monnaie est le dirham marocain (MAD), qui vaut environ 0,55 R$ (variable — vérifiez le jour du départ). Il est interdit d’entrer ou de sortir du pays avec des dirhams en espèces. Changez des euros ou des dollars à l’aéroport ou retirez aux distributeurs des grandes banques (BMCE, Attijariwafa) — les machines Euronet facturent des frais doubles. La carte passe dans les hôtels, les bons restaurants et les supermarchés ; les taxis, la médina et les étals exigent de l’argent liquide.

Casablanca est sûre pour le touriste ordinaire, mais c’est une grande ville avec des inégalités : la nuit, évitez les quartiers éloignés sans plan, et utilisez Uber ou Bolt plutôt que de marcher sans but. Le centre, la Corniche et le Habous fonctionnent bien à pied de jour. Les pickpockets existent à Casa Port et au Marché Central, alors sac à dos devant et poche intérieure règlent le problème.

Vêtements : plus libéral qu’à Marrakech, mais il vaut toujours mieux éviter les shorts courts et les débardeurs hors de la plage — respectez le pays, ce n’est pas du snobisme. À la Mosquée Hassan II, il est obligatoire d’avoir les épaules et les genoux couverts, et les cheveux couverts pour les femmes (le voile peut être prêté, mais assurez-vous d’avoir le vôtre). Eau en bouteille les premiers jours, une carte SIM locale Maroc Telecom ou Inwi coûte environ 100 MAD avec 10 Go et suffit pour tout le voyage ; le wi-fi à l’hôtel fonctionne bien.

Casablanca peut être l’une des étapes de votre itinéraire plus large. Si après cela, l’idée est de continuer à sentir le bazar et la mosquée, envisagez d’enchaîner avec Istanbul entre deux continents : mosquées, bazars et la traversée du Bosphore. Pour ceux qui ont une escale au Portugal avant ou après, profitez de deux jours à Lisbonne avec un bon guide complet. Et si ensuite le désir est une histoire monumentale de l’autre côté de l’Afrique du Nord, une excellente continuité est une visite aux Pyramides de Gizeh en Égypte.

Questions fréquentes

Casablanca vaut-elle le détour ?

Oui, pour 1 à 2 jours, principalement pour la Mosquée Hassan II — l’une des rares au Maroc ouvertes aux non-musulmans — et pour l’arrivée aérienne confortable dans le pays. Cela ne vaut pas la peine comme destination unique d’un voyage au Maroc : combinez avec Rabat, Marrakech ou Fès pour compléter l’expérience.

Combien de jours rester à Casablanca ?

Une journée complète suffit pour couvrir la Mosquée Hassan II, la médina ancienne et le quartier des Habous. Deux jours permettent d’inclure la Corniche à Aïn Diab et un dîner tranquille. Trois jours ou plus n’ont de sens que si vous souhaitez utiliser Casablanca comme base pour des excursions d’une journée à Rabat, El Jadida ou Marrakech via le train à grande vitesse Al Boraq.

Est-il possible de visiter la Mosquée Hassan II en étant non-musulman ?

Oui. C’est l’une des rares mosquées du Maroc ouvertes aux non-musulmans, avec des visites guidées d’environ 1 heure en français, anglais et espagnol, plusieurs fois par jour. Le billet coûte environ 140 MAD (juil. 2026) et il est nécessaire d’avoir les épaules et les genoux couverts. Arrivez 30 minutes avant l’horaire pour obtenir votre billet.

Casablanca est-elle sûre pour les touristes ?

Elle est considérée comme sûre pour le touriste moyen, avec une bonne présence policière au centre-ville, sur la Corniche et dans les zones touristiques. Comme dans toute grande ville, il y a des pickpockets dans les gares et les marchés ; un sac à dos porté devant et un Uber le soir règlent le problème. Évitez les quartiers éloignés sans plan après la tombée de la nuit.

Les Brésiliens ont-ils besoin d’un visa pour le Maroc ?

Non, pour les voyages touristiques jusqu’à 90 jours. Il suffit de présenter un passeport valide au moins 6 mois, un billet de sortie du pays et une preuve d’hébergement au contrôle de l’immigration. Vérifiez toujours sur le site du Ministère des Affaires étrangères avant de partir, car les règles peuvent changer.

Conclusion

Casablanca, c’est le Maroc moderne, atlantique et un peu brut — elle ne remplace ni Marrakech ni Fès, mais elle les complète. Arrivez en avion, dormez une nuit, visitez la Hassan II le lendemain matin, mangez du poisson au port au déjeuner et prenez le train vers l’intérieur des terres : c’est la formule qui fonctionne pour 90 % des voyageurs. Ceux qui ont une deuxième nuit gagnent la Corniche au coucher du soleil et un dîner correct loin du bourdonnement des souks. Pour d’autres villes et itinéraires du monde arabe et de la Méditerranée, suivez les guides de voyagevoyage.com.br.