Venise est la ville construite sur un lagon dans le nord-est de l’Italie, où les rues sont devenues des canaux et où le transport quotidien se fait en bateau. Répartie sur 118 îlots reliés par plus de 400 ponts, elle concentre des palais gothiques, des églises couvertes de mosaïques et un centre historique entièrement sans voitures. C’est aussi une ville qui fait payer sa visite : depuis 2024, Venise applique une taxe d’accès pour les touristes à la journée, et en 2026 elle sera de nouveau en vigueur à des dates spécifiques — le genre de détail qui change la planification et qu’il vaut mieux vérifier avant d’acheter son billet.
Comment se rendre à Venise
Il n’y a pas de vol direct depuis le Brésil ; l’itinéraire le plus courant passe par une correspondance à Lisbonne, Madrid, Paris ou un hub du Moyen-Orient jusqu’à Venise (aéroport Marco Polo, code VCE) ou jusqu’à Milan/Rome avec un train de correspondance. L’aéroport Marco Polo se trouve à environ 13 km du centre historique, dans le lagon. Le bus ATVO ou ACTV jusqu’à la Piazzale Roma coûte environ 8 € (aller simple) et prend 20 minutes, c’est l’option la moins chère. Ceux qui préfèrent arriver en bateau peuvent prendre l’Alilaguna, qui traverse le lagon jusqu’au centre pour environ 15 € et est plus pittoresque, mais plus lent. Le taxi aquatique existe, mais coûte entre 105 € et 130 € — cela vaut le coup uniquement pour ceux qui veulent gagner du temps et ne se soucient pas du prix.
Pour ceux qui sont déjà en Italie, le train est l’alternative la plus pratique : Venise a deux gares principales, Santa Lucia (dans le centre historique, sur l’eau) et Mestre (sur la partie continentale). Les trains à grande vitesse relient Milan à Venise en environ 2h30 et Rome en environ 3h30, ce qui facilite beaucoup la combinaison de la ville avec d’autres destinations italiennes dans le même itinéraire sans avoir besoin d’une voiture.

À l’intérieur de Venise, il n’y a ni voitures ni bus dans le centre historique : les déplacements se font toujours à pied ou en vaporetto (le « bus aquatique » local). Comme la ville est petite et pleine de ponts, une grande partie des visites se fait à pied, le vaporetto étant réservé aux trajets plus longs ou aux bagages lourds.
Meilleure période et durée du séjour
Avril-mai et septembre-octobre offrent des températures douces et moins de foule que l’été européen, qui en juillet et août remplit complètement la Piazza San Marco et les ponts principaux. Le Carnaval de Venise, en février, attire un public spécifique pour les costumes et les masques, mais fait aussi monter les prix de l’hébergement. Novembre, quant à lui, peut apporter l’« acqua alta » — des inondations temporaires qui submergent la Piazza San Marco à marée haute, généralement pendant quelques heures et prévues à l’avance par le système d’alerte de la ville.
Deux à trois jours complets suffisent pour couvrir les principaux sites touristiques à pied, y compris une matinée entière consacrée à la Basilique et au Palais des Doges. Ceux qui veulent inclure les îles de Murano, Burano et Torcello tranquillement doivent ajouter une journée entière supplémentaire, car le trajet en vaporetto jusqu’à là-bas prend du temps.
Que voir à Venise
La Piazza San Marco est le cœur touristique de la ville, entourée par la Basilique Saint-Marc (entrée gratuite pour la zone principale, avec une file qui avance vite en dehors des heures de pointe) et par le Palais des Doges, siège de l’ancien gouvernement vénitien avec ses salles décorées et le Pont des Soupirs reliant le palais à l’ancienne prison. Monter au Campanile de San Marco offre la meilleure vue panoramique sur le lagon, avec un ascenseur disponible pour ceux qui ne veulent pas affronter les escaliers.

Le Grand Canal, l’« avenue » principale de Venise, peut être parcouru d’un bout à l’autre en vaporetto sur la ligne 1, qui fonctionne presque comme une visite guidée en observant les palais historiques des rives. Une promenade en gondole traditionnelle coûte entre 80 € et 120 € pour 30 à 40 minutes, avec un tarif fixé par la ville et plus élevé la nuit — la diviser entre deux personnes ou plus aide à réduire le coût.
Le Pont du Rialto, le plus ancien sur le Grand Canal, regroupe des boutiques et un marché de poisson et de produits frais le matin, en plus d’être l’un des endroits les plus photographiés de la ville. Il vaut la peine de réserver un après-midi pour se perdre dans le quartier de Dorsoduro, plus résidentiel et avec moins de touristes, où se trouve la Gallerie dell’Accademia, avec des œuvres de Tiziano et Bellini.
Venise a été pendant près de mille ans une république maritime indépendante, contrôlant les routes commerciales entre l’Europe et l’Orient — c’est de cette époque que viennent les influences byzantines dans les mosaïques de la Basilique et le goût local pour le verre, la dentelle et les masques, qui sont aujourd’hui devenus les souvenirs les plus recherchés par les touristes. Les boutiques de masques artisanaux se concentrent près de San Marco et sur le Campo Santo Stefano, avec des prix qui varient considérablement selon le matériau — les pièces en papier mâché peint à la main coûtent bien plus cher que les versions en plastique destinées au tourisme rapide. La Basilique Saint-Marc a un site officiel avec les horaires à jour pour ceux qui veulent réserver une entrée prioritaire.
Que combiner avec le voyage
Les îles du lagon sont le complément classique : Murano est célèbre pour son verre soufflé artisanal, avec des usines qui font des démonstrations en direct, et Burano enchante par ses maisons colorées et sa dentelle faite main. Torcello, moins visitée, abrite l’une des églises les plus anciennes de la région, avec des mosaïques byzantines préservées. Un pass vaporetto d’une journée couvre bien les trois îles en un seul itinéraire.
Padoue et Vérone sont à moins d’1h de train de Venise et peuvent faire l’objet d’une excursion d’une journée pour ceux qui ont un jour libre supplémentaire : Padoue a la Capella degli Scrovegni, avec des fresques de Giotto, et Vérone abrite un amphithéâtre romain et le célèbre « balcon de Juliette », décor inspiré de la pièce de Shakespeare (voir plus sur la page Wikipédia sur Vérone).
Ceux qui finalisent un itinéraire en Italie incluent aussi souvent Rome dans le même voyage — consultez notre guide complet de Rome pour planifier la suite, car le train à grande vitesse relie les deux villes en environ 3h30.
Où manger
Les cicchetti — les « tapas » vénitiens, servis dans des bars appelés bacari — sont la façon la moins chère et la plus authentique de manger en ville, généralement accompagnés d’un verre de vin (ombra) pour quelques euros chacun. La région de Cannaregio et du Rialto concentre les bacari les plus traditionnels, loin de la Piazza San Marco, où les prix montent considérablement en raison de la zone touristique concentrée. La sarde in saor (sardine marinée) et le baccalà mantecato (morue crémeuse) sont des plats typiques qu’il vaut la peine de chercher sur les menus locaux.

Où dormir
Cannaregio est le quartier le plus recommandé pour ceux qui cherchent un meilleur prix tout en restant à courte distance à pied de la Piazza San Marco, avec l’avantage d’avoir plus de vie locale que touristique. San Polo et Santa Croce, près de la gare, facilitent l’arrivée avec les bagages. En revanche, séjourner directement dans le quartier de San Marco coûte plus cher, mais place les principales attractions littéralement à votre porte. Il vaut mieux éviter de réserver un hôtel à la Piazzale Roma en pensant que c’est « central » — c’est seulement le terminal de bus et de voitures, loin à pied des sites touristiques.
Il vaut aussi la peine d’envisager de séjourner à Mestre, la partie continentale de Venise, reliée au centre historique par un train d’environ 10 minutes — les prix des hôtels y sont généralement bien plus bas que sur les îles, ce qui compense pour ceux qui voyagent avec un budget serré et ne se soucient pas de faire ce trajet tous les jours.
Conseils pratiques
La taxe d’accès pour les visiteurs à la journée (sans nuitée) sera de nouveau en vigueur en 2026 à des dates spécifiques, généralement du vendredi au dimanche certains mois, avec un tarif compris entre 5 € (réservation anticipée) et 10 € (réservation de dernière minute) par jour. Ceux qui dorment sur place en sont exemptés, mais doivent présenter leur réservation d’hôtel comme justificatif. Vérifiez les dates exactes de la taxe sur le site officiel Venezia Unica avant de finaliser votre itinéraire, car elles changent d’une année à l’autre.
Pour le vaporetto, un billet simple coûte 9,50 € et est valable 75 minutes ; si vous prévoyez d’utiliser les transports plusieurs fois par jour, il est plus avantageux d’acheter le pass 24 h (environ 25 €) ou 48 h (environ 35 €). Voyager avec une grosse valise à roulettes est inconfortable à Venise à cause des ponts avec des marches — un sac à dos ou une valise plus petite facilite grandement les déplacements à pied.
La monnaie locale est l’euro, et les cartes sont largement acceptées, même dans les petits bars. Les Brésiliens n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique en Italie de courte durée, mais il est toujours bon de vérifier les règles d’entrée en vigueur dans l’Union européenne avant de partir, car elles ont changé ces dernières années. Évitez de nourrir les pigeons sur la Piazza San Marco : c’est interdit par la loi municipale et peut entraîner une amende.

Questions fréquentes
Combien de jours faut-il prévoir pour découvrir Venise ?
De 2 à 3 jours suffisent pour bien couvrir le centre historique ; ceux qui souhaitent inclure Murano, Burano et Torcello tranquillement devraient prévoir un jour supplémentaire.
Dois-je payer pour entrer à Venise ?
Oui, à des dates spécifiques en 2026, une taxe d’accès s’applique aux visiteurs sans nuitée, d’un montant compris entre 5 € et 10 € par jour ; les clients avec une réservation d’hôtel en sont exemptés.
Vaut-il la peine de faire un tour en gondole ?
C’est une expérience classique et coûteuse (80 € à 120 € pour 30 à 40 minutes), plus adaptée à ceux qui recherchent l’expérience en elle-même plutôt qu’un moyen de transport — le vaporetto couvre les mêmes trajets pour beaucoup moins cher.
Venise a-t-elle des problèmes d’inondation pendant le voyage ?
L’« acqua alta » peut survenir principalement entre l’automne et l’hiver, inondant temporairement la Piazza San Marco ; la ville dispose d’un système d’alerte et des passerelles surélevées sont installées ces jours-là.
Conclusion
Venise est l’une des rares villes au monde sans voitures, et cela change complètement le rythme de la visite — il vaut la peine de planifier avec soin pour profiter à la fois de la Piazza San Marco et des coins moins touristiques de la ville. Explorez les autres guides de destinations ici sur Voyage Voyage pour composer le reste de votre itinéraire en Italie.