Les Brésiliens entrent à Dubaï sans visa depuis 2018, avec droit à jusqu’à 90 jours par période de 12 mois — mais attention : l’exemption ne garantit pas une entrée automatique, la décision finale revient à l’immigration au moment du débarquement. C’est un détail qui surprend beaucoup de monde, car la plupart des destinations de ce guide n’ont pas cette réserve explicite.
Une fois cette question réglée, Dubaï offre un itinéraire qui mêle des records d’ingénierie — le bâtiment le plus haut du monde, des îles artificielles, des centres commerciaux grands comme des quartiers — avec le désert littéralement aux portes de la ville. C’est une destination qui semble chère à première vue, mais qui peut se visiter avec un budget maîtrisé si vous savez où économiser.
Ce guide couvre les billets qui valent la peine d’être réservés à l’avance, la logistique de l’aéroport et les quartiers qui ont du sens pour ceux qui visitent sur quelques jours.
Burj Khalifa : billet pour le sommet du bâtiment le plus haut du monde
Le billet « At the Top » pour les étages 124 et 125 du Burj Khalifa coûte à partir d’environ 53 $ US lorsqu’il est acheté en ligne à l’avance — au guichet physique, sans réservation, le prix peut dépasser 300 $ US ou simplement ne plus avoir de créneau disponible. Il existe aussi le « At the Top SKY », qui inclut l’étage 148 et coûte beaucoup plus cher, près de 130 €.
Les prix varient considérablement entre les heures de pointe (16h à 19h, quand le coucher de soleil attire plus de monde) et les heures creuses. En 2026, réserver le créneau du coucher de soleil 7 à 10 jours à l’avance est déjà recommandé, car ces horaires s’épuisent rapidement le week-end.
Tout près du Burj Khalifa, il vaut aussi la peine d’envisager le Museum of the Future, avec sa façade incurvée et sa calligraphie arabe qui est devenue un autre symbole récent de la ville — le contenu intérieur est davantage axé sur la technologie et l’innovation que sur l’histoire, il convient donc mieux à ceux qui aiment ce type d’expérience immersive qu’à ceux qui recherchent un musée traditionnel.

Safari dans le désert : l’excursion qui sort le touriste de la ville
Le safari classique dans le désert — départ en fin d’après-midi, dune bashing en 4×4, sandboard, balade à dos de chameau et dîner avec spectacle de danse au milieu du désert — coûte à partir d’environ 150 AED (environ 41 $ US) pour les formules les plus simples et partagées, et peut dépasser largement ce prix pour les versions privées ou de luxe. L’excursion dure environ six heures.
Il vaut mieux réserver quelques jours à l’avance, surtout en haute saison (d’octobre à mars), quand la demande est plus forte. Ceux qui ont l’estomac sensible aux mouvements brusques doivent prévenir l’opérateur avant le dune bashing — il est possible de demander un chauffeur qui prend les dunes plus en douceur.

Dubai Mall, Dubai Fountain et la Marina : le Dubaï moderne
Le Dubai Mall, l’un des plus grands centres commerciaux du monde, se trouve à côté du Burj Khalifa et abrite l’aquarium Dubai Aquarium, une patinoire et des centaines de boutiques — on peut y passer une journée entière, même sans rien acheter. En face du centre commercial, la Dubai Fountain propose des spectacles d’eau et de lumière synchronisés avec la musique, gratuitement, à des horaires fixes tout au long de la journée et de la nuit.
La région de la Dubai Marina, plus au sud, a un autre profil : des immeubles résidentiels au bord d’un canal artificiel, une promenade pour se balader et une vue nocturne qui rivalise avec celle du centre. C’est une bonne option d’hébergement pour ceux qui préfèrent une ambiance moins touristique que celle des abords du Burj Khalifa.

| Quartier | Ambiance | Recommandé pour | Point d’attention |
|---|---|---|---|
| Downtown Dubaï | Moderne, luxueux, central | Premier voyage, près du Burj Khalifa | Tarifs d’hôtel plus élevés |
| Dubai Marina | Résidentiel, au bord de l’eau | Ceux qui cherchent une ambiance moins touristique | Plus éloigné du centre historique |
| Deira / Bur Dubaï | Historique, commercial, populaire | Ceux qui veulent voir le vieux Dubaï et moins cher | Moins de charme moderne |
| Jumeirah Beach | Plage, resorts | Ceux qui privilégient la plage et la piscine | Prix de resort, plus isolé |
Palm Jumeirah : l’île artificielle en forme de palmier
Visible même depuis l’espace, la Palm Jumeirah est une île artificielle construite en forme de palmier, aujourd’hui occupée par des resorts de luxe, des copropriétés résidentielles et l’hôtel Atlantis, avec son parc aquatique et son aquarium privés. Il n’est pas nécessaire d’y séjourner pour la visiter — plusieurs plages et restaurants de l’île acceptent les visiteurs extérieurs, et on peut y arriver en taxi ou en monorail depuis la Dubai Marina.
L’excursion la plus courante pour ceux qui ne vont pas y séjourner est de se promener sur la promenade centrale de l’île au coucher du soleil, avec une vue sur l’hôtel Atlantis d’un côté et la mer ouverte de l’autre. Ceux qui veulent entrer dans le parc aquatique ou l’aquarium de l’Atlantis paient un billet séparé, avec des prix qui varient considérablement selon la période et le type d’accès.
Pas très loin de la Palm Jumeirah, le Dubai Miracle Garden rassemble des millions de fleurs organisées en formes thématiques — cœurs, voitures, même des répliques d’avions couvertes de pétales. C’est une sortie davantage axée sur les photos que sur l’histoire ou la culture, mais elle fonctionne bien comme programme d’une demi-journée entre deux attractions majeures, surtout pendant les mois les plus frais de l’année, quand le jardin est généralement le plus fleuri.
Deira et Bur Dubaï : avant les gratte-ciel
De l’autre côté du Dubai Creek, les quartiers de Deira et Bur Dubaï montrent la ville avant le boom immobilier : le Souk aux épices, le Souk de l’or et l’Abra — bateau traditionnel en bois qui traverse le ruisseau pour un tarif symbolique — fonctionnent encore comme il y a des décennies. C’est un contraste saisissant avec les centres commerciaux de luxe de l’autre côté.
Il vaut la peine de réserver au moins une matinée pour cette région, surtout si l’intérêt est de comprendre comment était Dubaï avant de devenir la vitrine qu’elle est aujourd’hui. Les prix de l’hébergement et de la nourriture y sont aussi généralement bien plus bas.
Il vaut la peine de combiner la visite des souks avec une traversée en Abra entre Deira et Bur Dubaï — le court trajet sur le Dubai Creek coûte quelques centimes de dirham et offre une perspective de la ville bien différente de celle que l’on voit du haut du Burj Khalifa, avec des bateaux de pêche et des dhows traditionnels encore en activité sur le même canal.
Comment rejoindre le centre depuis l’aéroport et se déplacer en ville
Le métro relie l’aéroport (DXB) au centre en environ 25 minutes, avec un tarif à partir de 3 AED selon la distance — les terminaux 1 et 3 ont une station de métro directe, mais pas le terminal 2, qui nécessite un bus ou un taxi. Il faut avoir la carte Nol pour utiliser le métro : la version papier coûte 2 AED pour un usage occasionnel, et la version Silver (rechargeable, valable 5 ans) coûte 25 AED, avec déjà 19 AED de crédit inclus.
Les taxis sont abondants et relativement bon marché pour une grande ville, avec un prix de prise en charge bas et un tarif au kilomètre abordable — une alternative pratique pour ceux qui se déplacent en groupe ou avec des bagages.
La monnaie locale est le dirham (AED), et le dollar américain est également accepté dans une grande partie des établissements touristiques, bien que payer en dirhams revienne généralement moins cher en raison du taux de conversion. L’anglais est largement parlé dans les hôtels, les restaurants et les sites touristiques, même si l’arabe est la langue officielle — une grande partie de la population de Dubaï est en réalité composée de travailleurs étrangers.
Meilleure période pour visiter Dubaï
L’hiver, de novembre à mars, est de loin la période la plus agréable : des températures entre 20°C et 28°C, idéales pour les activités de plein air et les sorties dans le désert. C’est aussi la haute saison, avec des prix d’hôtel plus élevés et une plus grande concurrence pour les places dans les excursions.
L’été (de juin à septembre) atteint facilement les 40°C, rendant la marche dans la rue impraticable pendant une bonne partie de la journée — l’avantage, c’est que les hôtels de luxe deviennent nettement moins chers durant cette période, pour ceux qui ne craignent pas de passer la journée dans des espaces climatisés.
Où manger : de la rue au luxe
Dubaï réunit un mélange de cuisines rarement vu en un seul endroit — la ville compte une forte présence de communautés indienne, pakistanaise, philippine et libanaise, et cela se reflète directement dans les menus de rue. Les restaurants les plus simples de Deira servent des plats indiens et pakistanais à des prix très bas, tandis que les centres commerciaux concentrent aussi bien de la restauration rapide internationale que des restaurants étoilés au guide Michelin.
Impossible de ne pas mentionner le brunch du week-end, une tradition importée de la culture expatriée locale : de nombreux hôtels de luxe proposent des buffets avec boissons à volonté les vendredis et samedis, à un prix fixe qui semble élevé à première vue, mais qui vaut le coup pour ceux qui veulent goûter plusieurs plats à la fois.
Concernant l’alcool : il n’est servi que dans les hôtels, les bars agréés et certains restaurants — on n’en trouve pas dans les supermarchés classiques comme dans une grande partie du monde. Boire ou être visiblement ivre dans un espace public en dehors de ces lieux peut entraîner des problèmes avec la loi locale, il est donc préférable de limiter cette consommation aux établissements agréés.
Avant de partir
- Visa : dispensé pour les Brésiliens pour des séjours allant jusqu’à 90 jours sur une période de 12 mois — la décision finale revient à l’immigration locale.
- Meilleure période : de novembre à mars pour un climat agréable ; l’été (juin-septembre) pour des hôtels moins chers, avec une chaleur extrême.
- Combien de temps prévoir : 4 à 5 jours suffisent pour l’essentiel, y compris une journée de safari dans le désert.
- Comment rejoindre le centre depuis l’aéroport : le métro en environ 25 minutes (terminaux 1 et 3), à partir de 3 AED avec la carte Nol.
- Réservez à l’avance : le Burj Khalifa au coucher du soleil et le safari dans le désert en haute saison.
- Conseil culturel : des vêtements plus discrets dans les lieux publics en dehors des hôtels et des plages privées sont bien accueillis.
Questions rapides
Vaut-il la peine de monter au Burj Khalifa ? Oui, mais réservez à l’avance et en dehors des heures de pointe pour payer moins cher et éviter les longues files d’attente.
Dubaï est-elle sûre pour les touristes ? Oui, elle est considérée comme l’une des villes les plus sûres du monde en matière de criminalité de rue — la plus grande prudence est d’ordre culturel, pas de sécurité physique.
Peut-on visiter Dubaï avec un budget modéré ? Oui, surtout en dehors de la haute saison et en privilégiant des quartiers comme Deira pour l’hébergement et la nourriture — les coûts grimpent rapidement si l’itinéraire ne comprend que des centres commerciaux de luxe et des resorts.
Dubaï récompense ceux qui mêlent modernité et désert
Entre le sommet du Burj Khalifa, une nuit de dune bashing et les souks historiques de Deira, Dubaï offre des contrastes que peu de destinations parviennent à réunir en quelques jours. La ville continue d’investir massivement dans les records et les nouvelles attractions, mais c’est encore le désert environnant qui lui donne son caractère le plus unique.
Réservez le Burj Khalifa pour le coucher du soleil, prévoyez une soirée complète pour le safari dans le désert, et laissez au moins une matinée libre pour traverser le Dubai Creek en Abra — c’est là que la ville montre le visage qu’elle avait avant les records.