À partir du milieu de l’année 2026, les Brésiliens devront être munis d’un ETIAS pour entrer en Allemagne et dans les 29 autres pays de l’espace Schengen — une autorisation de voyage électronique semblable à celle déjà exigée par les États-Unis, avec des frais d’environ 20 €. Une période de transition de six mois est prévue, durant laquelle le document est recommandé mais pas encore obligatoire. Il est donc conseillé de suivre la date exacte du début de l’exigence avant de finaliser votre voyage.
Mis à part cette nouveauté, Berlin reste l’une des destinations les plus prisées d’Europe, car elle allie histoire récente (la guerre froide, le Mur, la réunification) à une scène culturelle et une vie nocturne que peu de capitales européennes peuvent égaler. C’est une ville qui se comprend mieux en flânant dans ses rues qu’en ne visitant que ses musées.
Ce guide couvre les billets qui valent la peine d’être réservés à l’avance, l’ETIAS et les quartiers qui ont du sens pour ceux qui visitent la ville en quelques jours.
La Porte de Brandebourg : le symbole gratuit le plus photographié
La Porte de Brandebourg, construite au XVIIIe siècle, est aujourd’hui le monument le plus photographié de Berlin et peut être visitée à tout moment, sans billet — elle se trouve en plein milieu du chemin entre le Reichstag et la Pariser Platz, une zone remplie d’ambassades et d’hôtels de luxe. Pendant la guerre froide, la porte était pratiquement isolée dans la bande de sécurité du côté oriental, et elle symbolise aujourd’hui la réunification allemande.
Il vaut la peine de la visiter aussi bien de jour que de nuit, lorsque l’éclairage change complètement l’ambiance du monument — et d’en profiter pour marcher jusqu’au Reichstag, siège du parlement allemand, dont le dôme de verre se visite gratuitement sur réservation préalable en ligne.

L’île aux Musées : le Pergamon en travaux et ce qui est encore ouvert
L’île aux Musées regroupe cinq musées en un seul lieu, mais un avertissement important pour 2026 : le bâtiment principal du Pergamon Museum est fermé pour rénovation au moins jusqu’au printemps 2027. En revanche, le « Pergamonmuseum. Das Panorama », dans un bâtiment séparé sur l’Am Kupfergraben, est ouvert et expose des sculptures originales de la collection ainsi qu’une installation panoramique à 360 degrés — billet à partir de 14 € pour les adultes, entrée gratuite pour les moins de 18 ans.
Ceux qui souhaitent visiter plus d’un musée de l’île le même jour peuvent acheter le Museumsinsel-Ticket, qui donne accès à tous les musées ouverts pour 24 €. Il vaut mieux planifier à l’avance, car une partie des collections est temporairement redistribuée en raison des travaux en cours.
L’East Side Gallery et les vestiges du Mur de Berlin
L’East Side Gallery est le plus long tronçon restant du Mur de Berlin, aujourd’hui recouvert de fresques peintes par des artistes du monde entier après la chute du Mur en 1989 — dont le célèbre « Baiser fraternel » entre les dirigeants soviétique et est-allemand. La visite est gratuite et en plein air, sur près de 1,3 km le long de la rivière Spree.
D’autres sites liés à la division de la ville incluent le Checkpoint Charlie, ancien poste-frontière aujourd’hui entouré de répliques et d’attractions touristiques commerciales, et le Mémorial du Mur de Berlin sur la Bernauer Straße, qui préserve un tronçon plus complet de la structure originale, y compris la « bande de la mort » entre les deux murs parallèles.

Le Mémorial de l’Holocauste et la mémoire récente de la ville
Le Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe, avec ses blocs de béton de hauteurs variées près de la Porte de Brandebourg, offre un accès gratuit au champ de stèles et au centre d’information souterrain. C’est l’un des mémoriaux les plus visités de la ville et il suscite souvent des réactions très différentes selon la façon dont chaque visiteur parcourt l’espace — il vaut la peine de prévoir du temps sans se presser, sans prendre de photos irrespectueuses entre les blocs.
Berlin abrite également la Topographie des Terrors, un centre de documentation sur le nazisme construit sur l’ancien site du quartier général de la Gestapo, avec entrée gratuite — une visite plus dense, recommandée à ceux qui veulent comprendre le contexte historique avant ou après les mémoriaux les plus symboliques de la ville.
| Quartier | Ambiance | Idéal pour | Point d’attention |
|---|---|---|---|
| Mitte | Central, historique, touristique | Premier voyage, proche des principaux monuments | Tarifs hôteliers plus élevés |
| Kreuzberg | Alternatif, multiculturel, vie nocturne | Ceux qui cherchent des bars, de l’art de rue et de la gastronomie | Plus éloigné du circuit historique central |
| Prenzlauer Berg | Résidentiel, calme, charmant | Les familles et ceux qui préfèrent un rythme plus tranquille | Moins d’attractions touristiques directes |
| Friedrichshain | Jeune, bohème, clubs | Vie nocturne intense et culture alternative | Peut être bruyant la nuit |
Le Palais de Charlottenburg et le Tiergarten
Le Palais de Charlottenburg, le plus grand palais royal de Berlin, se trouve dans un vaste parc qui vaut le détour ne serait-ce que pour se promener dans les jardins, gratuits et ouverts toute l’année — l’intérieur du palais est payant, avec des appartements décorés dans un style baroque qui contraste avec le reste de la ville, davantage associée à l’architecture du XXe siècle.
Quant au Tiergarten, le parc central de Berlin plus grand que le Central Park de New York, il traverse la ville entre la Porte de Brandebourg et la partie ouest — une bonne option pour une promenade, un pique-nique ou simplement une pause entre deux musées, avec la Colonne de la Victoire (Siegessäule) comme point de repère visuel au milieu du parc — monter au belvédère de la colonne est payant, mais la vue sur le parc et ses environs surprend souvent ceux qui ne s’attendaient pas à trouver autant de verdure au cœur de la capitale.
Comment se déplacer à Berlin
Le système de transports en commun de Berlin (BVG) intègre le métro (U-Bahn), le train urbain (S-Bahn), les bus et les trams en un seul type de billet, divisé en zones A, B et C — la zone touristique centrale se trouve dans les zones AB. Le Berlin WelcomeCard, à partir de 25 € pour deux jours, inclut les transports illimités dans ces zones et des réductions de 25 % à 50 % dans environ 200 attractions, musées et même restaurants.
Contrairement à de nombreuses villes européennes, le système de Berlin fonctionne en grande partie sur la confiance — il n’y a pas de tourniquets dans la plupart des stations, mais des contrôles aléatoires infligent une lourde amende à ceux qui sont pris sans billet validé. Il faut toujours valider son titre de transport avant de monter à bord, même sans barrière physique.
Le vélo est également une option réelle à Berlin — la ville dispose de pistes cyclables bien réparties et de systèmes de location par application dans presque tous les quartiers centraux, ce qui aide beaucoup à couvrir de plus grandes distances sans dépendre uniquement des transports en commun lors des journées au climat agréable.
L’ETIAS et ce qui change pour les Brésiliens en 2026
L’ETIAS devrait entrer en vigueur au milieu de l’année 2026, avec une période de transition de six mois durant laquelle l’autorisation est recommandée mais pas encore obligatoire — après ce délai, elle deviendra une exigence pour tous les voyageurs éligibles, y compris les Brésiliens, pour visiter l’un des 27 pays de l’espace Schengen. Le formulaire est en ligne, avec des frais d’environ 20 €, exonérés pour les moins de 18 ans et les plus de 70 ans.
Il est conseillé de surveiller les communications officielles à l’approche de la date du voyage — comme le système est nouveau, les délais de mise en œuvre ont déjà été reportés par le passé au sein de l’Union européenne, la date exacte d’obligation peut donc changer entre le moment de la lecture de ce guide et votre voyage.

La meilleure période pour visiter Berlin
Mai, juin et septembre offrent le meilleur équilibre : des températures agréables, des journées plus longues et moins de pluie que les autres mois de l’année. L’été (juillet et août) rend la ville plus animée et plus vivante, avec des festivals en plein air et des températures qui peuvent atteindre 30°C.
L’hiver est vraiment froid — décembre, janvier et février sont souvent en dessous de zéro, avec de bonnes chances de neige et des journées plus courtes, le soleil se couchant avant 17h. Pour ceux qui ne craignent pas le froid, les marchés de Noël de décembre sont l’un des grands attraits saisonniers de la ville.
Où manger : currywurst, döner et la scène gastronomique turque
Le currywurst, saucisse coupée en morceaux avec du ketchup épicé et du curry en poudre, est le snack de rue le plus associé à Berlin, vendu dans des échoppes (imbiss) dans toute la ville à prix très bas. Le döner kebab, version berlinoise du sandwich turc, est également presque officiel — Berlin abrite l’une des plus grandes communautés turques hors de Turquie, et cela façonne une grande partie de la scène gastronomique de rue de la ville.
Le Markthalle Neun, à Kreuzberg, rassemble des échoppes variées sous forme de marché couvert, avec en point fort le Street Food Thursday hebdomadaire, où producteurs et cuisiniers extérieurs installent des stands temporaires. Il vaut la peine de consulter le calendrier avant d’y aller, car la programmation change selon le jour de la semaine.
Une autre habitude bien berlinoise : les Spätis, petites épiceries de quartier ouvertes tard le soir (et souvent 24h/24), qui vendent boissons, snacks et bières fraîches — c’est devenu presque un point de rencontre informel dans des quartiers comme Kreuzberg et Friedrichshain, où il est courant de voir des gens assis sur le trottoir devant la boutique lors des soirées d’été. Boire dans l’espace public est autorisé en Allemagne, contrairement à une grande partie du monde, ce qui explique cette habitude.
Avant de partir
- ETIAS : obligatoire à partir de mi/fin 2026 pour les Brésiliens — vérifier la date exacte avant de voyager, taxe d’environ 20 €.
- Meilleure période : mai à juin et septembre pour un climat agréable et moins de pluie.
- Combien de temps prévoir : 4 à 5 jours suffisent pour couvrir les principaux monuments et au moins un quartier alternatif tranquillement.
- Attention 2026 : bâtiment principal du Pergamon Museum fermé pour rénovation jusqu’au printemps 2027.
- Transport : Berlin WelcomeCard à partir de 25 € (2 jours) inclut les transports illimités et des réductions sur les attractions.
- Conseil pratique : toujours valider son billet de transport, même sans tourniquet — les contrôles infligent de lourdes amendes.
Questions rapides
Le Pergamon Museum est-il ouvert en 2026 ? Le bâtiment principal non, il est en rénovation jusqu’au printemps 2027 — mais le « Pergamonmuseum. Das Panorama », dans un bâtiment séparé, reste ouvert normalement.
Ai-je besoin d’un visa pour visiter l’Allemagne ? Non, mais à partir de mi-2026, l’ETIAS sera exigé pour les Brésiliens, avec une taxe modique et un formulaire en ligne.
Berlin est-elle chère à visiter ? Moins chère que Paris ou Londres sur la plupart des points, surtout l’hébergement et la nourriture de rue — ce sont les attractions payantes et la vie nocturne qui peuvent peser sur le budget.
Berlin récompense ceux qui mêlent histoire et vie nocturne
Entre la Porte de Brandebourg, les fresques de l’East Side Gallery et la scène gastronomique turque devenue partie intégrante de l’identité locale, Berlin offre une combinaison rare de poids historique et d’énergie contemporaine. C’est une ville qui ne cesse de se réinventer des décennies après la réunification, sans jamais cacher les marques de ce qui l’a précédée.
Réglez l’ETIAS à l’avance, prévoyez un après-midi pour flâner le long de l’East Side Gallery sans vous presser, et laissez au moins une soirée libre pour découvrir un quartier alternatif comme Kreuzberg — c’est là que Berlin montre pourquoi elle reste l’une des destinations les plus vivantes d’Europe.