Tout comme pour New York, les Brésiliens ont besoin du visa de tourisme américain (B1/B2) pour visiter Los Angeles — le Brésil ne participe pas au programme d’exemption de visa des États-Unis, il est donc impossible de régler cela la semaine précédant le vol. C’est le même processus déjà détaillé dans notre guide de New York : formulaire en ligne, frais et, dans la plupart des cas, entretien en personne au consulat.
Cette étape franchie, Los Angeles offre un itinéraire étendu — plus que toute autre ville de ce guide, ici la distance entre les attractions fait partie de l’expérience. Hollywood, Santa Monica, Beverly Hills et Downtown fonctionnent presque comme des villes séparées, reliées par des autoroutes qui rythment la visite.
Ce guide couvre les billets qui valent la peine d’être réservés à l’avance, la logistique de l’aéroport LAX et les quartiers qui ont du sens pour ceux qui visitent sur quelques jours.
Hollywood : Walk of Fame, le trottoir des célébrités et le panneau emblématique
Le Hollywood Walk of Fame, avec ses étoiles de bronze et de quartz incrustées dans le sol du Hollywood Boulevard, est gratuit et ouvert toute la journée — il vaut mieux y aller tôt le matin pour photographier sans la foule qui se forme au fil de la journée. Le Dolby Theatre, scène des Oscars, et le TCL Chinese Theatre, avec ses empreintes de mains et de pieds de stars du cinéma, se trouvent dans la même zone et ne facturent pas non plus la vue de leur façade.
Le panneau Hollywood, perché sur le Mont Lee, est visible depuis plusieurs points de la ville, mais pour s’en approcher, il faut marcher sur les sentiers du Griffith Park ou du Hollywood Sign Trail — il n’y a pas d’accès en voiture jusqu’à la base du panneau. La vue la plus classique et gratuite est généralement celle du belvédère du Griffith Observatory, qui se trouve également dans le parc.

Griffith Observatory : la vue gratuite la plus prisée de la ville
L’entrée du Griffith Observatory est gratuite, y compris les expositions intérieures sur l’astronomie et le télescope Zeiss pour l’observation nocturne — seuls les spectacles du planétarium sont payants, à un prix relativement modique. Le stationnement sur place est payant et se remplit rapidement le week-end et au coucher du soleil, lorsque la vue sur la ville (et sur le panneau Hollywood lui-même) est la plus recherchée.
Il vaut mieux arriver en avance ou envisager de marcher depuis un parking plus éloigné dans le Griffith Park aux heures de pointe. Ceux qui planifient bien leur horaire peuvent voir le coucher du soleil sur la ville et la transition vers les lumières nocturnes au même endroit, sans dépenser plus que le stationnement.

Universal Studios Hollywood : parc et studio de cinéma
Le billet d’une journée pour Universal Studios Hollywood coûte à partir d’environ 109 $ US pour les adultes lorsqu’il est acheté en ligne à l’avance, avec des options Express Pass entre 209 $ et 309 $ US selon la date. Le parc combine des attractions thématiques (Harry Potter, Jurassic World, Super Nintendo World) avec le Studio Tour, une visite guidée des décors réels de films et de séries encore en activité.
Acheter à l’avance sur le site officiel revient généralement moins cher qu’au guichet, et les dates en milieu de semaine hors vacances ont tendance à être moins chères que les week-ends et les périodes de vacances scolaires américaines.
Santa Monica et Venice Beach : le littoral de Los Angeles
Le Santa Monica Pier, avec sa grande roue solaire et le parc d’attractions Pacific Park, marque la fin officielle de la mythique Route 66 — l’accès à la jetée est gratuit, et seules les attractions spécifiques du parc sont payantes individuellement. La plage environnante est vaste et bien entretenue, avec une piste cyclable qui se prolonge jusqu’à Venice Beach.
Venice Beach, à quelques minutes à pied ou à vélo de là, a une ambiance plus alternative : la Muscle Beach (la salle de sport en plein air d’origine, où Arnold Schwarzenegger s’entraînait), des artistes de rue, et le canal Venice Canals, réplique des voies navigables italiennes avec de charmantes maisons résidentielles autour. Il vaut la peine de réserver au moins une demi-journée pour enchaîner les deux plages à pied ou à vélo de location.

Getty Center : musée à entrée gratuite avec vue panoramique
Le Getty Center, avec sa collection d’art européen et son architecture moderne au sommet d’une colline, a une entrée totalement gratuite — mais exige une réservation en ligne à l’avance pour contrôler le flux de visiteurs. Le stationnement est le seul frais, d’environ 20 $ US (pouvant varier aux dates de forte demande), et un funiculaire mène du parking au sommet de la colline, faisant partie de l’expérience.
La vue d’en haut, avec la vallée de Los Angeles d’un côté et l’océan au loin par temps clair, justifie à elle seule la visite, même pour ceux qui ne sont pas fans de musée. Il faut prévoir 2 à 3 heures pour la visite complète, y compris les jardins extérieurs.
| Quartier | Ambiance | Idéal pour | Point d’attention |
|---|---|---|---|
| Hollywood | Touristique, animé, central | Premier voyage, proche des attractions cinématographiques | Beaucoup de mouvement touristique toute la journée |
| Santa Monica | Plage, décontracté | Ceux qui privilégient la plage et une ambiance plus calme | Trafic dense vers les autres régions |
| Beverly Hills | Luxueux, résidentiel | Shopping de créateurs, architecture | Tarifs d’hôtels plus élevés |
| Downtown LA | Urbain, en transformation | Ceux qui cherchent un meilleur prix et la vie de grande ville | Moins d’ambiance touristique le soir dans certaines zones |
Beverly Hills et Rodeo Drive
Beverly Hills est surtout connue pour Rodeo Drive, une rue de trois pâtés de maisons avec les marques de luxe les plus chères du monde côte à côte — entrer dans les boutiques ne coûte rien, même pour ceux qui veulent seulement regarder les vitrines et sentir l’ambiance du quartier. Le Beverly Hills Trolley propose une visite guidée des rues résidentielles de la région, montrant les demeures de célébrités à distance (sans aucune garantie d’apercevoir qui que ce soit).
Le quartier abrite également certains des hôtels les plus traditionnels de Los Angeles, comme le Beverly Hills Hotel, avec son emblématique enseigne rose et verte — il vaut le détour pour prendre une photo même sans y séjourner. La région est plus résidentielle et plus calme le soir qu’Hollywood, ce n’est donc pas l’endroit idéal pour ceux qui recherchent une vie nocturne animée.
Comment rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport LAX et se déplacer
Le bus FlyAway relie le LAX à Downtown et à Hollywood pour environ 9,75 $ US par personne, en 30 à 45 minutes selon le trafic — le paiement se fait uniquement par carte de crédit, directement au comptoir de la compagnie dans le hall d’arrivée. C’est l’option la plus simple pour ceux qui ne veulent pas gérer de correspondances.
Le métro de Los Angeles est moins cher (1,75 $ US par trajet, avec une TAP Card rechargeable à 2 $ US), mais demande plus de patience : depuis le LAX, il faut prendre une navette jusqu’à la station Aviation/Century avant de monter dans les lignes qui vont vers Santa Monica, Beverly Hills ou Hollywood, généralement avec au moins une correspondance en chemin.
Contrairement à la plupart des villes de ce guide, Los Angeles a été conçue autour de la voiture — les transports en commun existent, mais sont plus lents et moins étendus qu’à New York, par exemple. Ceux qui prévoient de visiter plusieurs régions éloignées en quelques jours envisagent souvent de louer une voiture ou d’utiliser fréquemment les applications de transport.
Il est bon de rappeler que le permis de conduire brésilien, accompagné du Permis de Conduire International, est accepté pour conduire aux États-Unis pour une période limitée — mais les agences de location exigent généralement une carte de crédit internationale au nom du conducteur et un âge minimum de 21 ou 25 ans, selon la catégorie du véhicule.
Meilleure période pour visiter Los Angeles
Los Angeles bénéficie d’un climat doux toute l’année, mais septembre et octobre offrent le meilleur équilibre : des températures confortables, moins de brume côtière (le « June Gloom » qui couvre des plages comme Santa Monica au début de l’été) et des prix d’hôtel légèrement plus bas qu’en été.
De décembre à mars, c’est la saison la plus pluvieuse, même si la pluie à LA est bien plus rare et plus courte que dans les destinations tropicales — ce n’est pas une période à éviter, il suffit d’emporter un parapluie de secours. L’été (juin à août) est la haute saison, avec des plages et des parcs à thème plus fréquentés.
Où manger : food trucks, tacos et la diversité culinaire de LA
La scène des food trucks fait partie de l’identité gastronomique de Los Angeles — des tacos mexicains authentiques à la cuisine coréenne et fusion, il est courant de voir une file d’attente devant un truck sans enseigne voyante, uniquement grâce aux recommandations de ceux qui y sont déjà allés. Des quartiers comme Koreatown et East LA concentrent une grande partie de cette diversité culinaire en dehors du circuit plus touristique.
Impossible de ne pas mentionner l’In-N-Out, chaîne de hamburgers régionale qui n’existe que sur la côte ouest américaine et qui a presque toujours une file d’attente, même en dehors des heures de pointe — c’est davantage un programme culturel que culinaire pour ceux qui viennent de l’étranger. Le Farmers Market, près de Fairfax, rassemble des stands de nourriture variée dans un format plus détendu que les food trucks de rue.
La diversité de Los Angeles se retrouve aussi dans des quartiers ethniques moins connus du touriste de première visite, comme Little Tokyo au centre-ville et Thai Town près de Hollywood — tous deux avec des restaurants plus authentiques et des prix plus abordables que le circuit touristique standard. Cela vaut la peine d’inclure l’un de ces quartiers dans votre itinéraire si l’idée est de sortir un peu des sentiers battus.
Avant de partir
- Visa : B1/B2 obligatoire pour les Brésiliens, même processus que le guide de New York — commencez les démarches à l’avance.
- Meilleure période : septembre et octobre pour un climat équilibré et moins de brume côtière.
- Combien de temps prévoir : 5 à 6 jours pour couvrir Hollywood, les plages et au moins un parc à thème tranquillement.
- Comment rejoindre la ville depuis l’aéroport : FlyAway jusqu’à Hollywood/Downtown (~9,75 $US) ou métro avec navette (~1,75 $US + carte TAP).
- Coût approximatif par jour : entre 100 et 250 $US+, selon le style de voyage.
- Quoi emporter : envisager de louer une voiture si l’itinéraire inclut plusieurs zones éloignées.
Questions rapides
Vaut-il la peine de louer une voiture à Los Angeles ? Si l’itinéraire inclut Hollywood, les plages et Beverly Hills sur la même période, oui — les transports en commun sont plus lents pour couvrir de grandes distances.
Le Getty Center est-il vraiment gratuit ? L’entrée oui, seul le parking est payant — mais il faut réserver un créneau horaire en ligne à l’avance.
Combien de jours suffisent pour Universal Studios Hollywood ? Une journée suffit pour couvrir le parc tranquillement, car il est plus petit qu’Universal Orlando — mais réservez une journée entière uniquement pour lui, sans le combiner avec d’autres attractions sur la même période.
Los Angeles récompense ceux qui acceptent de se déplacer
Entre le panneau de Hollywood, la vue gratuite du Griffith Observatory et le littoral de Santa Monica à Venice Beach, Los Angeles offre une version plus étendue et moins piétonne du rêve américain que New York représente de manière plus compacte. La ville récompense ceux qui acceptent la voiture (ou l’Uber) comme faisant partie de l’itinéraire, plutôt que de lutter contre cette logique.
Réglez le visa avec la même anticipation que pour le guide de New York, choisissez un parc à thème au lieu d’essayer de tous les faire, et laissez au moins une après-midi libre pour marcher de Santa Monica à Venice Beach sans vous presser — c’est sur ce tronçon que la ville montre son côté le plus décontracté.